Calculs
Le test de résistance hypothécaire expliqué (et pourquoi vos dossiers meurent à la qualification)
Un client préqualifié à l'œil finit rejeté au moment de signer. Voici comment le taux admissible fonctionne vraiment, et comment le calculer sans se tromper.
• 6 min de lecture
Vous avez fait le calcul rapide dans votre tête, le client semblait admissible, et trois jours plus tard le prêteur refuse le dossier parce que le taux admissible change tout. C'est l'un des scénarios les plus frustrants du métier: le client est content, vous êtes confiant, puis la règle du taux de qualification vient tout renverser. Ce n'est pas une question de mauvaise volonté du prêteur, c'est une mécanique précise qu'il faut maîtriser avant de présenter une offre.
Le principe du taux admissible
Le taux utilisé pour qualifier un emprunteur n'est pas le taux contractuel offert par le prêteur. C'est le plus élevé entre deux valeurs: un taux plancher fixé à 5,25%, et le taux contractuel négocié plus 2 points de pourcentage. Le logiciel n'invente rien ici — il applique simplement la règle publiée, mais il l'applique instantanément et sans erreur de calcul.
- Taux plancher: 5,25%
- Taux contractuel + 2%: par exemple, un taux de 4,49% donne 6,49%
- Le taux admissible retenu est le plus élevé des deux
- Ce taux sert à calculer les ratios ABD/ATD, pas le paiement réel du client
Pourquoi les dossiers meurent à cette étape
La plupart des refus de dernière minute ne viennent pas d'un mauvais dossier de crédit, mais d'une capacité d'emprunt surestimée parce que le calcul a été fait avec le taux contractuel plutôt qu'avec le taux admissible. Un client qui semble confortable à 4,49% peut se retrouver au-delà des seuils de ratios une fois le taux admissible de 6,49% appliqué. Le problème est aggravé quand le calcul est refait à la main dans un chiffrier, à des étapes différentes du dossier, par des personnes différentes: chacune peut arriver à un résultat légèrement différent.
Question directe: comment calculer le taux admissible sur un prêt à taux fixe de 4,79%?
On compare 5,25% (le plancher) et 4,79% + 2% = 6,79%. Le plus élevé des deux est 6,79%. C'est ce taux, et non 4,79%, qui doit être utilisé pour calculer les ratios d'endettement du client. Si les revenus du client ne supportent pas un paiement calculé à 6,79%, le dossier ne passera pas la qualification, peu importe le taux réel offert.
L'impact sur votre pratique au quotidien
Chaque changement de taux, chaque nouveau relevé de revenu, chaque ajustement de mise de fonds oblige à refaire le calcul. Fait à la main, ce recalcul prend du temps et laisse place à l'erreur, surtout en fin de journée avec plusieurs dossiers actifs. Le risque n'est pas seulement une perte de temps: c'est un client à qui vous avez donné une fausse impression de capacité d'emprunt, ce qui nuit à votre crédibilité.
Comment CourtierIQ élimine ce risque
CourtierIQ applique automatiquement la règle du taux admissible dès que vous entrez le taux contractuel proposé. Le logiciel suit les règles publiées, sans les interpréter ni les modifier — il retient simplement le plus élevé entre 5,25% et le taux contractuel + 2%, puis recalcule les ratios ABD/ATD en temps réel. Quand le client change de mise de fonds, de revenu ou de type de prêt, le résultat se met à jour instantanément, pour tous les scénarios comparés côte à côte.
- Calcul du taux admissible fait automatiquement, sans chiffrier séparé
- Recalcul instantané à chaque changement de variable
- Comparaison de plusieurs scénarios de prêt en parallèle
- Historique du calcul conservé dans le dossier client
Le résultat: vous présentez au client une capacité d'emprunt réaliste dès le premier rendez-vous, plutôt qu'une estimation qui s'effondre à l'étape de l'approbation.
Vous voulez voir comment CourtierIQ recalcule vos ratios en temps réel sur vos propres dossiers? Essayez CourtierIQ gratuitement pendant 14 jours.
Module lié : Dossiers et calculs — Qualifiez un client et chiffrez le deal avant la fin de l'appel.